blank blank blank blank  
Akademien der Wissenschaften Schweiz  
blank
home | sitemap | disclaimer | recherche:
blank  

Colloque « La recherche alpine – comment continuer? »

 

(nb) Le 30 mai 2007, l’ASSH en collaboration avec le Fonds national suisse (FNS) et la Commission interacadémique Recherche alpine en Suisse (ICAS), a organisé à Lucerne le colloque «La recherche alpine – comment continuer? Bilan et perspectives du programme national de recherche «Paysages et habitats de l’arc alpin» du point de vue des sciences humaines et sociales» (voir le dossier «Recherche alpine» du bulletin 1×2007). Cette manifestation a réuni plus de 90 participant(e)s provenant de différentes disciplines (sciences historiques, économie, géographie, aménagement du territoire). L’ASSH a profité de l’achèvement de ce programme pour faire un bilan des recherches et esquisser l’avenir de la recherche alpine interdisciplinaire.

 

La première partie du colloque a été consacrée au bilan général de ce programme de recherche. Le professeur Bernard Lehmann, président du Comité de direction du PNR 48, a tout d’abord précisé que le but du PNR 48 n’est pas de couvrir tout le domaine des Alpes, mais plutôt de s’intéresser à la perception de ce paysage. Partant du constat que le paysage est modifié par les besoins des gens, les 35 projets du programme ont pour but de comprendre et d’essayer de contrôler cette modification. Le professeur Iwar Werlen, linguiste et membre du Comité de direction du PNR 48, a quant à lui souligné que le domaine de la recherche alpine est peu développé au sein des sciences humaines et sociales. Le programme a donc permis de mettre en lumière les différentes cultures de recherche des domaines impliqués ainsi que les difficultés de compréhension liées aux multiples terminologies. Norman Backhaus, collaborateur et maître d’enseignement du département de géographie humaine de l’Institut de géographie de l’Université de Zurich, a présenté un modèle où le paysage devient point d’intersection entre les quatre pôles «nature» et «culture», ainsi qu’«individu» et «société». La recherche dans le domaine du paysage doit être, selon lui, multidimensionnelle, mettre l’accent sur la collaboration les procédés intégratifs et ne pas négliger les différents potentiels du paysage (pas seulement économique ou écologique, mais également émotionnel ou social).

La deuxième partie de la manifestation a abordé les questions concernant le futur de la recherche alpine en Suisse. Le professeur Axel Borsdorf, directeur du centre de recherche «Recherche alpine : homme et environnement» de l’Académie des sciences autrichiennes, a mis en avant, lors de son exposé, l’existence de nombreux réseaux dans le domaine de la recherche alpine au niveau européen. Il a également relevé le besoin d’ancrer la recherche au sein d’institutions et de créer une collaboration internationale afin de regrouper et d’échanger les résultats obtenus. Thomas Scheurer, directeur du bureau de la Commission interacadémique Recherche alpine en Suisse, s’est intéressé, après une brève esquisse du développement de la recherche alpine en Suisse, aux besoins actuels et futurs de ce domaine de recherche. Il a notamment constaté qu’il n’était pas possible de trouver un partenaire national clairement défini.

Finalement, la discussion entre le public et les conférenciers a montré dans un premier temps que l'acuité du problème concernant l'espace alpin reste d'actualité et que celle-ci s'est encore accentuée du fait de la globalisation. L'évolution de l'environnement soulève des questions fondamentales, et se répercute en particulier dans les régions alpines affaiblies et exposées. Une expertise scientifique est indispensable afin de trouver des solutions. En conséquence, il est intéressant de mettre en avant les multiples demandes provenant de la société vis-à-vis de la recherche alpine dans le domaine de l'évaluation et du suivi de la recherche, de l'expertise, et du monitoring. Ces demandes prouvent que l'intérêt ne se situe pas uniquement du côté des chercheurs, mais reflètent également un besoin de la société.

Dans un deuxième temps la discussion a soulevé le fait que la recherche entreprise par le Fonds national depuis 25 ans a examiné l'espace alpin sous divers angles. Une approche cependant constante était celle de le considérer comme une région défavorisée. Il semble indispensable aujourd'hui que la problématique soit prise en main de manière innovatrice et durable, en utilisant le développement de l'économie. Les chercheuses et chercheurs sont appelés à mettre leurs résultats en pratique dans le cadre des structures déjà existantes.

Les présentations des intervenants sont à présent disponibles sous http://www.assh.ch/frz/index.asp